A propos du rapprochement de Quiberon et St-Pierre

Lors d’un entretien récent avec la presse locale, le Maire de Quiberon, à une question d’un correspondant sur la fusion des deux communes a répondu qu’il ne voulait pas faire une OPA sur St Pierre.

Les mots sont importants et il est absurde d’utiliser cette terminologie qui correspond à des sociétés cotées en bourse… et non au rapprochement de collectivités locales. Cela démontre également de sa part un manque de vision à moyen et long terme, tant le rapprochement de communes deviendra inévitable dans un avenir proche. C’est inéluctable. Pour de multiples raisons : financières, développement touristique et économique, rayonnement de la presqu’île… Au moment où la concurrence des villes fait rage, le salut est le rapprochement en créant une nouvelle commune telle que la loi la prévoit.

Il n’est donc pas question d’acheter une commune mais de créer une nouvelle commune sur notre territoire cohérent et bien identifié. La loi encourage ces fusions au sein d’une nouvelle entité et aide financièrement ces dernières, sachant que chaque commune peut garder son nom. Mais attention, il faut le faire avant le 31 décembre 2015 pour bénéficier des aides financières de l’État. Dans cette hypothèse de fusion, les élus des communes concernées (St Pierre et Quiberon) restent en poste jusqu’en 2020, les budgets ne diminuent pas pendant trois ans et la commune nouvelle bénéficie d’une subvention de l’État. Des économies réelles sur le fonctionnement des services sur les 5 ans seront faites par la fusion des services (près de 600 000 € sur la période) sans parler de projets d’investissement en cours de réflexion comme l’extension de la mairie de St Pierre qui n’aura plus lieu d’être. Autre économie partir de 2020, une réduction du nombre d’élus.

La centaine de projet de fusion de communes en cours d’instruction montre tout l’intérêt de ce dispositif.

Nos édiles locaux devraient s’en inspirer.

Jean-Michel COTTIN

1 réflexion sur « A propos du rapprochement de Quiberon et St-Pierre »

  1. L’acronyme OPA n’a pas été employé au hasard. Comme vous le savez, il existe deux types d’OPA. Les OPA « hostiles » et les OPA « amicales » dans la vie des entreprises.
    Ce type d’opération est bien destiné à prendre un contrôle et je pense que le maire de Q. l’utilise à dessein : sa commune est plus riche, plus peuplée et d’une notoriété tellement supérieure qu’il se sent assez fort pour « lancer une OPA » probablement hostile et mortifère sur SPQ.
    Il est aussi évident qu’il pense avoir une carrure plus solide que cette du maire de SPQ. pour se retrouver à la tête de ce nouvelle ensemble. A la fois en y réfléchissant un peu… peut-on raisonnablement lui donner tort ?
    Mais ce qu’il oublie, c’est que les fusions de communes qui ont réussi à ce jour sont celles qui ont été menées d’égal à égal… pas de dominant, pas de dominé. Deux gagnants et aucun perdants.
    De là à conclure que pour diverses raisons, ni le maire de Q. ni celui de SPQ. ne sont les personnes de la situation, il n’y a qu’un pas que beaucoup ont déjà franchi. Rendez-vous en 2020 avec des édiles, espérons-le, mieux formatés pour une fusion qui devrait aussi englober Plouharnel.

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