Imposture.

L’imposture de la campagne électorale, avec son cortège de promesses qui n’engagent que ceux qui les écoutent,  a donné un mandat à Mme Le Duvehat. Cette imposture perdure dans la communication  avec en plus un essoufflement et un isolement de la tête de l’exécutif. Ce constat est illustré par la publication  du bilan de mi-mandat.

Qui a lu ce pavé indigeste ?

Sa rédaction est approximative, le français non maitrisé et le contenu indigent.  Ecrit par une seule main, celle du Maire, ce n’est donc pas le bilan d’une équipe mais la sempiternelle déclinaison des envies, des illusions et des utopies de celle-ci. La volonté de bousculer les choses sans savoir si cette brutalité est utile, possible, souhaitable, réaliste s’exprime par des décisions prises « sur un coup de tète ».

Pour faire un bilan il faut comparer ce qui était et ce qui est advenu et donc mesurer les changements. Dans les 24 pages du document rien de tout çà, mais une litanie de poncifs, clichés, illustrés de photos ou de camemberts qui, à part occuper l’espace et apporter une touche de couleur, ne disent rien de l’évolution de la commune depuis 3 ans.

Ce qu’on peut retenir, c’est qu’après la période de « culot » généralisé qui tenait lieu de méthode de gouvernance et qui a conduit à un désordre généralisé dans les services (valse des Directeurs de service), la réalité a repris ses droits et le rétro pédalage est devenu la nouvelle activité dominante. Alors, le discours a évolué depuis les promesses électoralistes. Quelques exemples : les campings « inutiles » sont redevenus une manne indispensable, le PLU « modifiable en 6 mois » a mis 3 ans pour aboutir et nécessite une révision partielle, la « non augmentation des impôts locaux » n’a pas dépassé le cap de la première année, « la création de logements » reprend sa place comme priorité au développement de Saint Pierre,  la « structure pour personnes âgées » regagne le rang  des utopies et il en est de même pour la création d’une nouvelle zone artisanale à Kergroix…

Les vœux organisé par le Maire le 15 janvier sont dans la même tonalité, des mots, des mots… et il en va des réalisations comme de la confiture : moins on en a plus on l’étale. J’ai quand même cette année  noté une nouveauté : on n’a pas parlé  du changement du barreau sur une échelle du port.

Tout se perd et même Michel Drucker ne vient plus à Saint Pierre.

François DUBOIS

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