La loi Laure oubliée…

Une fois encore, la LOI n° 96-1236 du 30 décembre 1996 sur L’Air et l’Utilisation Rationnelle de l’Energie, dite loi Laure, a été bafouée à l’occasion de la rénovation de la rue de l’Atlantique. Aucune trace en effet d’aménagement cyclable.

Pourtant, cette loi stipule en son article 20 qu’à compter du 1er janvier 1998, à l’occasion des réalisations ou des rénovations des voies urbaines, à l’exception des autoroutes et voies rapides, doivent être mis au point des itinéraires cyclables pourvus d’aménagements sous forme de pistes, marquages au sol ou couloirs indépendants, en fonction des besoins et contraintes de la circulation.

L’aménagement de ces itinéraires cyclables doit tenir compte des orientations du plan de déplacements urbains, lorsqu’il existe.

À une question posée sur le manque d’aménagement de la rue des Tamaris, réponse a été donnée que des compléments [devraient] suivre à l’automne… Il reste à espérer qu’il en soit de même pour la rue de l’Atlantique.

Ce qui est vrai pour la rue de l’Atlantique ou la rue des Tamaris l’est aussi aujourd’hui pour les aménagements homéopathiques de la départementale, avenue de Saint Malo, qui traverse Penthièvre. Ces travaux sont toujours en cours et il y a lieu d’espérer que des itinéraires cyclables apparaissent dans les prochains jours… la place ne manquant pas, il est en effet aisé d’imaginer que les aménagements souhaités ne manqueront pas d’être réalisés ; il faudra malgré tout être vigilant et prolonger alors cet article par un recours auprès du préfet départemental en cas de nouveau manquement à la loi.

C’est vrai également pour toutes les réalisations et rénovations urbaines à partir du 1er janvier 1998. Elles sont nombreuses. Il reste à souhaiter que la Mairie, par exemple en mobilisant, pourquoi pas, ses services techniques, puisse faire en sorte que la commune ne soit pas systématiquement hors la loi.

Dans une même logique, la rénovation de la rue Marthe Delpirou ne doit pas seulement fluidifier le mélange des circulations, voitures, cycles et piétons, comme il est précisé en page 5 des Nouvelles n°18, mais bien, comme écrit dans la loi Laure, d’aménager des pistes, des marquages au sol ou des couloirs indépendants afin de mettre au point des itinéraires cyclables. Là encore, suivre le dossier est impératif.

La mairie de Saint Pierre Quiberon n’est pas la seule fautive ; la liaison Saint Pierre Quiberon-Quiberon par exemple souffre du même mal ; les visiteurs cyclistes s’y engagent sans protection alors même que là encore, la place sur les bas côtés ne manque pas.

L’article, Retour sur la loi Laure, en lecture ici, montre, qu’éclairé par la jurisprudence, il n’y a pas d’échappatoires pour les collectivités territoriales.

C’est heureux.

Michel Parratte

Une réflexion au sujet de « La loi Laure oubliée… »

  1. Le vélo et les cyclistes seraient-ils électoralement plus porteurs que les piétons et leurs chaussures de marche ?

    La loi « Laure » plus importante que le Code Général des Collectivités Territoriales et son l’article L2212-2 ?

    Ce qui est certain, c’est « qu’enfourcher » la loi « Laure » ne contrarie personne… ou presque… Ce qui électoralement est une belle manœuvre… Bravo.

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