Une après-midi « à la côte »

IMG_1776J’ai participé, aux côtés d’autres élus municipaux, à une après-midi de sensibilisation et d’information destinée aux vacanciers et autres adeptes des plages de la Côte sauvage.

Comment interdire la baignade devant des plages si magnifiques, si accessibles, si fréquentées ?

Tous nous disent qu’ils savent, qu’ils connaissent les dangers, les interdits mais qu’ils préfèrent continuer de venir ici…Presque tous assurent ne pas se baigner mais comment les croire devant cette mer si attirante…D’autres affirment qu’ils se baigneront quand même et qu’ils ne comprennent pas pourquoi, à l’instar d’autres plages dangereuses comme celles du sud-ouest de la France, il n’y a aucune surveillance ici.

La signalétique sera améliorée et des tracts expliquant clairement les zones de baignades permises seront distribués ; c’est bien mais à un moment il est nécessaire de prendre en compte la réalité des faits. La responsabilité politique commence là où s’arrête la prudence…

Sur au moins une des plages de la Côte Sauvage, (Port Barra ?), la création d’un poste de secours « adapté » qui ferait de l’information quotidienne devrait être envisagée. Pourquoi ne pas accompagner une baignade réglementée de drapeaux annonçant ou non la possibilité de se baigner ? Des maitres- nageurs sauveteurs ne seraient-ils pas plus utiles ici que sur les plages calmes des centres villes de la presqu’ile ? Pourquoi ne pas associer les 2 communes dans ce projet qui concerne tous les amoureux de la Côte Sauvage ?

2 réflexions au sujet de « Une après-midi « à la côte » »

  1. L’évolution des pratiques sportives sur la côte sauvage (en particulier le surf, mais pas seulement) a rendu inadapté l’arrêté municipal d’interdiction générale des activités nautiques sur cette côte, arrêté qui date des années 90. Il ne sert à rien d’interdire si on ne peut pas faire respecter cette interdiction.
    La seule solution c’est d’organiser la sécurité, ce qui n’est pas simple..
    La commune peut elle créer un poste de secours sur un territoire qui ne lui appartient pas?
    Quels moyens humains et matériels seront nécessaires?
    Quel coût?
    Poser les questions c’est déjà avancer vers la solution. L’émotion passée, il ne faut pas abandonner le dossier.
    La suppression du poste de secours du Centre ville, pour équilibrer les dépenses est une fausse bonne idée. La commune touristique a des obligations. Les familles, les colonies de vacances…restent demandeurs de baignades sécurisées. Et il n’y en a plus qu’une seule puisque le poste de Penthièvre a été supprimé.

  2. Le problème soulevé ici mérite réflexion. Il serait temps de reconsidérer la position de la municipalité sur cette question et ce, malgré (ou d’autant plus ?) les deux noyades récentes. Impossible aujourd’hui de se fermer les yeux devant la masse des baigneurs qu’il sera impossible d’arrêter, j’en suis persuadé. La proposition me paraît tout à fait pertinente : surveiller une plage de la côte sauvage à l’image de ce qui se fait déjà sur la côte basque : il est préférable d’éduquer qu’interdire !
    L’arrêté municipal en vigueur ne pourrait-il pas évoluer ?
    Les sauveteurs tiennent des statistiques ; serait-il possible de récupérer celles du Port d’Orange des dernières années (qui remontent nécessairement à la mairie) ? Elles montreraient peut-être la limite de la surveillance et des interventions dans cette zone plutôt calme. Pourrais tu en faire la demande au prochain Conseil Municipal ?
    Par ailleurs, les panneaux installés sont plutôt de bonnes initiatives ; celui de Poul Perneau a le mérite d’informer les baigneurs et donc de les laisser agir en toute liberté.
    Un débat sur cette question est souhaitable. Associer la municipalité de Quiberon est un belle idée : ce serait un joli dossier presqu’île.

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